Être extrêmement en colère, hors de soi. « Être en beau tabarnak » signifie être dans un état de colère extrême, bien au-delà d'une simple irritation.
- vulgaire
- Tout le Québec
À propos de ce mot et de la loi
Ce mot fait partie du français parlé au Québec. Nous le présentons ici pour vous aider à le comprendre quand vous l'entendez, pas pour encourager son usage.
Au Canada, expliquer un mot vulgaire dans un but éducatif est permis. Les règles sur le contenu obscène (Code criminel) visent surtout le matériel sexuel explicite, pas le vocabulaire familier ni les sacres.
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Origine
« Être en beau tabarnak » signifie être dans un état de colère extrême, bien au-delà d'une simple irritation. Le mot « beau » joue ici le rôle d'intensificateur : il renforce le degré de la fureur, comme si l'on disait « vraiment très fâché ». C'est l'une des façons les plus fortes d'exprimer la colère en français québécois.
Utilisation
Pour comprendre cette expression, il faut connaître le phénomène des « sacres », propre au Québec. Les sacres sont des jurons construits à partir du vocabulaire de la religion catholique : tabernacle (-> tabarnak), hostie (-> osti/esti), calice (-> câlisse), calvaire (-> câlvaire), Christ (-> criss), ciboire, sacrement. Avant la Révolution tranquille des années 1960, l'Église catholique exerçait une emprise considérable sur la société québécoise. Détourner ces mots sacrés pour jurer constituait un acte de transgression puissant. Ces mots se sont imposés comme les jurons les plus intenses du français québécois.
Nuances
Aujourd'hui, « tabarnak » est perçu comme l'un des sacres les plus forts. Il sert d'interjection (« Tabarnak ! »), d'intensificateur (« c'est bon en tabarnak ») ou d'insulte. Des versions atténuées existent : « tabarnouche », « tabarouette », « tabarnane ».
Le saviez-vous ?
Attention au registre : cette expression est vulgaire et blasphématoire selon les normes culturelles québécoises. Elle est réservée aux contextes très informels entre personnes qui se connaissent bien. L'utiliser en public, au travail, à l'école ou devant des inconnus est très mal vu et peut choquer profondément, notamment les personnes pratiquantes.
Exemple
- T'as vu la réaction de Patrick quand il a reçu la facture de réparation ? - Il était en beau tabarnak ! Il a failli lancer son téléphone par la fenêtre.