Aller au contenu principal

Faire de l'auto-stop. L'expression s'appuie sur un geste très concret : se placer au bord de la route, bras tendu et pouce pointé vers le ciel, pour signaler aux automobilistes qu'on cherche à monter à bord.

  • familier
  • Tout le Québec

Origine

L'expression s'appuie sur un geste très concret : se placer au bord de la route, bras tendu et pouce pointé vers le ciel, pour signaler aux automobilistes qu'on cherche à monter à bord. En québécois, on a traduit ce geste en locution verbale selon un schéma courant : on « fait » du pouce comme on « fait » la file ou « fait » du vélo. Simple, direct, économique.

Utilisation

On l'utilise dans les conversations de tous les jours pour parler de l'auto-stop, sans jugement de valeur. « Ce soir-là, le dernier bus était passé ; j'ai fait du pouce jusqu'à Québec. » L'expression s'emploie autant pour raconter une anecdote passée que pour décrire un plan immédiat. À l'oral, elle vient naturellement ; à l'écrit formel, on préférera « voyager en auto-stop ».

Nuances

Le registre est familier. Hors du Québec, l'expression n'existe pas telle quelle : en France, on dit « faire du stop » ou « faire de l'auto-stop ». Ce faux-ami géographique peut mener à une confusion si on n'est pas averti, surtout pour les personnes qui ont appris le français en Europe.

Le saviez-vous ?

L'expression a aussi développé un sens figuré bien ancré dans les médias et les réunions de travail : « faire du pouce sur une idée » signifie rebondir dessus, la prolonger ou l'exploiter. « Je vais faire du pouce sur ce que tu viens de dire et ajouter un point. » L'équivalent en France serait « rebondir sur », mais au Québec, le « pouce » reste l'image qui parle.

Exemple

- Tu viens comment au chalet ce week-end ? - J'ai pas de char, faqu'on fait du pouce jusqu'à Sainte-Agathe.
← Retour au dictionnaire

Autres expressions

Cette expression vous a plu ? Partagez-la !