S'enivrer, boire beaucoup d'alcool lors d'une soirée festive. Le mot « brosse » dans cette expression remonterait à l'ancien français « broce », qui désignait un sous-bois ou une broussaille.
- familier
- Tout le Québec
Origine
Le mot « brosse » dans cette expression remonterait à l'ancien français « broce », qui désignait un sous-bois ou une broussaille. L'idée de « partir à la broce » - s'aventurer dans les bois, partir chasser - aurait d'abord glissé vers celle d'une sortie improvisée, puis vers celle d'une soirée bien arrosée. Cette évolution de sens est documentée dans plusieurs sources québécoises, même si l'étymologie exacte n'est pas présentée de façon uniforme dans tous les dictionnaires.
Utilisation
L'expression décrit une consommation d'alcool franchement excessive, souvent dans un contexte de fête ou de relâchement. Elle n'est pas nécessairement péjorative : entre amis, on peut la dire avec beaucoup d'autodérision ou de complicité. « On a viré une solide » insiste encore davantage sur l'intensité de la chose.
Nuances
Le registre est familier, voire très familier. L'expression est clairement associée au français québécois et se comprend dans tout le Québec. Elle est pratiquement inconnue en France, où l'on dirait plutôt « se soûler », « prendre une cuite » ou « picoler ».
Le saviez-vous ?
« Virer » est ici employé au sens de « faire » ou « prendre » - un emploi typiquement québécois de ce verbe. On retrouve la même racine « brosse » dans les variantes, toutes avec le même sens central.
Exemple
- T'as l'air brisé ce matin ! - Ben oui, on a viré une brosse après le match : on a fêté la victoire jusqu'aux p'tites heures.