Être peureux, lâche, manquer de courage. Traiter quelqu'un de « pissou » au Québec, c'est dire qu'il est peureux, qu'il manque de courage ou qu'il se défile devant la difficulté.
- populaire
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Origine
Traiter quelqu'un de « pissou » au Québec, c'est dire qu'il est peureux, qu'il manque de courage ou qu'il se défile devant la difficulté. Le mot peut s'employer comme nom (« c'est un pissou ») ou comme adjectif (« il est bien pissou »). C'est toujours un terme péjoratif, souvent lancé sur un ton moqueur ou taquin.
Utilisation
L'origine du mot remonte au verbe « pisser » (uriner), issu du latin populaire « pissiare », avec le suffixe populaire -ou. En français régional du nord-ouest de la France, « pissou » désignait autrefois un enfant qui urine au lit. L'image sous-jacente est celle d'une personne qui « se mouille » de peur - peu flatteuse pour qualifier quelqu'un de lâche. Le mot est attesté comme injure en québécois depuis au moins la fin du XVIIIe siècle.
Nuances
Une étymologie populaire a longtemps prétendu que « pissou » venait de l'anglais « pea soup » (soupe aux pois), surnom donné aux Canadiens français. Les lexicographes spécialisés - notamment le Trésor de la langue française au Québec (TLFQ) et le dictionnaire Laparlure - rejettent cette piste : l'origine par « pisser » est bien plus solide, et la ressemblance phonétique avec « pea soup » reste une coïncidence.
Le saviez-vous ?
« Pissou » est populaire et péjoratif. Entre amis proches ou dans un contexte enfantin, il peut se lancer sur le ton de la taquinerie. Dans tout autre contexte, c'est une insulte à éviter.
Exemple
- Allez, viens faire le saut en parachute avec nous ! - Non, non. Je suis un pissou, pis j'assume !