Calme-toi, garde ton sang-froid, ne t'emballe pas. « Prends ton gaz égal » est une façon colorée de dire à quelqu'un de se calmer et de ne pas s'emporter.
- familier
- Tout le Québec
Origine
« Prends ton gaz égal » est une façon colorée de dire à quelqu'un de se calmer et de ne pas s'emporter. On l'emploie quand une personne s'énerve, s'impatiente ou réagit de manière disproportionnée. Le ton peut être bienveillant et affectueux (« voyons, prends ton gaz égal !») ou légèrement admoniteur, selon la relation entre les interlocuteurs.
Utilisation
L'expression vient directement du vocabulaire de l'automobile. Le mot « gaz » est un anglicisme issu de l'américain gas (essence, accélérateur), confirmé par Usito et par l'Oreille tendue, qui indique que l'expression vient « du lexique de l'automobile » et l'associe à « ne pas appuyer indûment sur le champignon ». « Peser sur le gaz » au Québec signifie accélérer brusquement ; à l'inverse, « prendre son gaz égal » invite à maintenir une allure stable, sans coup d'accélérateur, par métaphore une conduite sereine et posée.
Nuances
Usito, le dictionnaire de référence du français québécois (Université de Sherbrooke), marque l'expression « Q/C fam. » : familière et propre au Québec. Elle n'a pas d'équivalent direct en France, où l'on dira plutôt « du calme », « reste calme » ou « prends sur toi ». Au Québec, elle appartient à la même famille que « pogne pas les nerfs » et « capote pas ».
Le saviez-vous ?
Très orale et populaire, elle ne s'emploie pas dans un registre soigné. On la rencontre dans la conversation courante, entre amis ou collègues, rarement dans l'écrit sauf à titre d'effet de style. La forme infinitive « prendre son gaz égal » est l'entrée retenue par Usito ; l'impératif « prends ton gaz égal » est la tournure la plus fréquente à l'oral.
Exemple
- On a raté le dernier autobus, on va être en retard pour la réunion ! - Prends ton gaz égal, le patron est au courant, on va trouver un taxi.