S'emporter, perdre patience, piquer une colère soudaine. Équivalent québécois familier de « péter les plombs » ou « piquer une colère ». Très courant à l'oral dans tout le Québec. L'intensité peut varier d'une légère irritation à une vraie explosion de colère. « Pogner les nerfs » décrit le moment où une personne perd son calme et s'emporte sous l'effet de la frustration ou de la colère.
- familier
- toutes les régions du Québec
« Pogner les nerfs » décrit le moment où une personne perd son calme et s'emporte sous l'effet de la frustration ou de la colère. « Pogner » (aussi orthographié « poigner ») signifie « attraper, saisir » en québécois, et l'image est celle de la colère qui s'empare de quelqu'un - elle le « saisit ». Les dictionnaires de référence classent l'expression comme familière et marquée Q/C (québécoise). On peut « pogner les nerfs » à cause d'une situation (un service client incompétent, une file d'attente interminable, une injustice), d'une personne (un enfant turbulent, un collègue insupportable) ou même d'un objet qui ne fonctionne pas. Le ton peut varier d'une légère irritation à une vraie explosion de colère. En français standard, on dira « s'emporter », « perdre son sang-froid », « péter les plombs » ou « piquer une colère ». L'expression est vive et imagée, représentative de l'expressivité du parler québécois.
Exemple
« La caissière a fait une erreur pour la troisième fois, pis là j'ai pogné les nerfs. »