Être très content ou inquiet
Origine
Le verbe « capoter » vient du monde maritime et automobile — un bateau ou une voiture qui capote se retourne. Au Québec, le mot a pris un sens figuré dès le XXe siècle pour décrire quelqu'un qui perd la tête, positivement ou négativement.
Utilisation
« J'ai capoté quand j'ai eu mes billets de Céline ! » ou « Arrête de capoter, c'est pas si grave. » Le mot est partout : conversations, textos, médias. Il exprime autant l'enthousiasme délirant que la panique totale.
Nuances
Familier et extrêmement courant, « capoter » est compris de tous les Québécois, du jeune ado au grand-père. Il remplace à lui seul « paniquer », « s'emballer », « halluciner » et « perdre la boule ».
Le saviez-vous?
Le saviez-vous ? « Capoter ben raide » est la version intensifiée — « raide » ajoutant une notion de soudaineté. Un bel exemple de la créativité des intensificateurs québécois !
Exemple
Ma fille a capoté ben raide quand a l'a su qu'a avait été acceptée à l'université.