Conjurer le mauvais sort ou s'épargner la malchance, en espérant qu'une situation favorable se maintienne. « Toucher du bois » est une superstition vivante dans toute la francophonie : on effleure un objet en bois, parfois en prononçant l'expression à voix haute, pour se prémunir contre la malchance ou pour ne pas « gâcher » une bonne passe en en parlant trop tôt.
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- Tout le Québec
Origine
« Toucher du bois » est une superstition vivante dans toute la francophonie : on effleure un objet en bois, parfois en prononçant l'expression à voix haute, pour se prémunir contre la malchance ou pour ne pas « gâcher » une bonne passe en en parlant trop tôt. Elle s'emploie au Québec exactement dans le même sens qu'en France ou dans les autres communautés francophones.
Utilisation
L'origine de ce geste remonte à des croyances très anciennes. Dans de nombreuses cultures antiques - chez les Perses, les Grecs et les Égyptiens -, le bois était associé aux arbres sacrés, considérés comme chargés d'une force protectrice. Toucher l'arbre revenait à se mettre sous la protection de la divinité qui y résidait. Au Moyen Âge, l'Église chrétienne a réinterprété ce geste à travers le symbolisme de la croix du Christ (faite de bois), renforçant le rituel comme acte de dévotion et de supplication.
Nuances
L'expression est attestée en français écrit depuis au moins 1904, mais elle renvoie à des pratiques bien plus anciennes que la langue ne faisait qu'enregistrer. Ni l'Office québécois de la langue française ni les dictionnaires spécialisés ne lui attribuent de particularité québécoise : c'est un pan du français commun, utilisé partout en francophonie.
Le saviez-vous ?
En usage, on touche souvent une table, une porte ou un meuble en bois au moment où on dit l'expression. Elle coexiste au Québec avec d'autres porte-bonheur (fer à cheval, patte de lapin) sans y avoir de coloration locale particulière. Le registre est familier : on la dit à l'oral, rarement dans un texte soigné.
Exemple
- J'ai pas eu un seul rhume de tout l'hiver ! - Touche du bois ! Y reste encore février à passer.