Relâche un peu la pression ; desserre d'un cran tes exigences ou ton rythme. « Slack une maille » est une invitation à desserrer légèrement la tension - pas à tout abandonner, juste à donner un peu de jeu.
- familier
- Tout le Québec
Origine
« Slack une maille » est une invitation à desserrer légèrement la tension - pas à tout abandonner, juste à donner un peu de jeu. Au sens figuré, on s'en sert pour demander à quelqu'un d'assouplir ses exigences, de réduire son niveau de stress ou de ralentir le rythme avant de s'épuiser.
Utilisation
L'expression est un québécisme hybride. « Slack » (parfois écrit « slaque ») vient de l'anglais « slack » (relâché, pas tendu, peu vigoureux), bien intégré au lexique familier québécois : on dira d'une personne qu'elle est « slaque » pour dire qu'elle manque d'ardeur, ou « slack la poulie » pour signifier « relâche la tension avant de te blesser ». La « maille » est un mot français standard : l'unité de base du tricot, un maillon de filet ou une boucle de corde. Au tricot, relâcher une maille signifie desserrer d'un cran le point pour assouplir le tissu - image très parlante et concrète.
Nuances
L'assemblage « slack une maille » fonctionne comme un calque sémantique : on applique la logique de « relâcher une unité de tension » à un contexte métaphorique. C'est un québécisme familier utilisé à l'oral, qui s'emploie aussi bien pour un horaire trop chargé, des attentes trop élevées envers un enfant, ou une personne qui se met trop de pression.
Le saviez-vous ?
Hors Québec, ni « slack » ni « slacker une maille » ne sont compris : on devra dire « relâche un peu », « détends-toi » ou « sois moins rigide ».
Exemple
- Y'est juste en première année, tu vérifies ses devoirs deux fois par soir ! - Je sais, je sais... faut que je slack une maille.