Aller au contenu principal
Se faire passer un sapin

Se faire tromper

Origine

L'expression daterait de l'époque du commerce du bois. Un vendeur malhonnête pouvait refiler du sapin (bois mou, peu valable) à la place d'un bois noble comme le chêne ou l'érable. L'acheteur se faisait rouler sans s'en rendre compte.

Utilisation

Aujourd'hui, ça signifie se faire arnaquer. « Le garagiste m'a passé un sapin, la réparation valait pas la moitié du prix! » On l'emploie chaque fois que quelqu'un se fait avoir dans une transaction ou une situation.

Nuances

Le registre est familier et courant. L'expression n'est ni vulgaire ni agressive — elle exprime plutôt la déception et l'indignation. On peut la dire partout sans problème. C'est du québécois accessible et imagé.

Le saviez-vous?

Le saviez-vous? Le sapin baumier est pourtant l'arbre emblématique du Québec! L'ironie est délicieuse : l'arbre qu'on chérit à Noël est aussi celui qui symbolise l'arnaque dans la langue populaire.

Exemple

Y s'est fait passer un sapin par le vendeur de chars usagés, le moteur a lâché après deux semaines.
← Retour au dictionnaire

Cette expression vous a plu ? Partagez-la !

Autres expressions

Cette expression vous a plu ? Partagez-la !