Être attendu de pied ferme par quelqu'un en colère, prêt à faire un mauvais accueil ou à régler ses comptes. Quand on vous avertit que quelqu'un vous « attend avec une brique et un fanal », ce n'est pas pour vous souhaiter la bienvenue.
- familier
- Tout le Québec
Origine
Quand on vous avertit que quelqu'un vous « attend avec une brique et un fanal », ce n'est pas pour vous souhaiter la bienvenue. L'expression décrit une personne qui vous guette de pied ferme, dans la colère ou le mécontentement, prête à vous confronter ou à vous faire payer vos erreurs. C'est une façon très imagée de signaler qu'un affrontement vous attend.
Utilisation
La brique et le fanal renvoient à des objets du quotidien rural québécois d'avant l'électrification. Le fanal - une grosse lanterne - s'accrochait à l'extérieur de la maison pour signaler aux visiteurs nocturnes que quelqu'un veillait et pour les guider jusqu'à la porte. Les briques, chauffées au coin du feu, se glissaient sous les couvertures ou dans les carrioles pour réchauffer les voyageurs par grand froid.
Nuances
Selon la tradition la mieux documentée, l'expression aurait donc eu à l'origine un sens bienveillant : on « attendait quelqu'un avec une brique et un fanal » pour lui offrir chaleur et lumière à son arrivée hivernale. Avec le temps, le sens se serait renversé - la brique est devenue le symbole du projectile que l'on s'apprête à lancer, transformant l'accueil chaleureux en confrontation hostile. Usito, dictionnaire de référence du français québécois, ne retient aujourd'hui que le sens péjoratif : attendre quelqu'un « de pied ferme sous l'effet de la colère, du mécontentement ».
Exemple
- Le patron sait que t'as manqué sa réunion de ce matin ? - Oui... et on me dit qu'il m'attend avec une brique et un fanal.