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Être épuisé(e) : exprimer un état de fatigue intense, physique ou mentale, bien au-delà de la simple lassitude. « Chu brûlée » est une des façons les plus expressives de dire qu'on est à bout au Québec.

  • familier
  • Tout le Québec

Origine

« Chu brûlée » est une des façons les plus expressives de dire qu'on est à bout au Québec. « Chu » est la contraction orale très courante de « je suis », qu'on retrouve dans de nombreuses autres expressions familières québécoises (« chu tanné », « chu magané », « chu gelée »…). « Brûlée » - avec l'accord au féminin ou au masculin selon la personne - évoque l'énergie consumée, comme si on avait tout donné jusqu'à la dernière flamme.

Utilisation

Ce n'est pas la fatigue ordinaire après une mauvaise nuit : on est « brûlé(e) » quand on a multiplié les longues journées, les doubles quarts de travail ou les efforts soutenus sans récupération. Le renforcement « chu brûlée ben raide » pousse encore plus loin l'idée d'épuisement total : dans ce contexte, « raide » est un intensificateur qui signifie « totalement », « complètement ».

Nuances

Registre strictement familier : à réserver aux échanges entre proches. En milieu professionnel ou dans un contexte formel, on dira plutôt « je suis épuisé(e) », « je suis à bout » ou « je manque d'énergie ». La contraction « chu » n'existe pas dans les variétés de français hors Québec, et « brûlé » dans le sens d'« épuisé » peut surprendre des francophones d'ailleurs, qui associeront spontanément le mot à la chaleur ou à un aliment trop cuit.

Exemple

- T'as pas l'air dans ton assiette aujourd'hui... - J'ai fait trois quarts de travail de suite ! Chu brûlée ben raide, je rentre me coucher.

Autres façons de le dire

chu brûlé être brûlé(e) chu brûlée ben raide
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Autres expressions

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