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Dépêche-toi de parler, dis-le donc, viens-en au fait. Au Québec, quand quelqu'un tourne autour du pot depuis trop longtemps ou prend une éternité à raconter son histoire, l'entourage perd patience et lâche : « Accouche qu'on te baptise !» L'expression signifie littéralement « arrive à l'essentiel, dis ce que tu as à dire ».

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  • Tout le Québec

Origine

Au Québec, quand quelqu'un tourne autour du pot depuis trop longtemps ou prend une éternité à raconter son histoire, l'entourage perd patience et lâche : « Accouche qu'on te baptise !» L'expression signifie littéralement « arrive à l'essentiel, dis ce que tu as à dire ». Elle peut aussi pousser quelqu'un à agir sans tarder, pas seulement à parler.

Utilisation

L'image vient de la tradition catholique omniprésente dans la vie québécoise d'autrefois. Pour baptiser un nouveau-né, il fallait d'abord que la mère accouche, c'est-à-dire qu'elle mette l'enfant au monde. Le glissement de sens est simple : produis d'abord ce que tu retiens, qu'on puisse passer à la suite. La séquence accouchement puis baptême est ainsi devenue une image populaire de l'impatience.

Nuances

L'expression s'emploie avec humour ou affection, entre amis ou en famille, rarement dans un contexte professionnel. Elle est bien attestée dans les lexiques québécois (L'Oreille tendue, Du français au français) et couvre tout le Québec sans particularité régionale. Usito et l'OQLF ne lui consacrent pas de fiche normative propre, car elle relève de la langue courante orale plutôt que du vocabulaire de spécialité.

Exemple

- J'ai quelque chose d'important à vous dire, mais je sais pas comment commencer... - Accouche qu'on te baptise ! On n'a pas la soirée.

Autres façons de le dire

Accouche qu'on le baptise Accouche qu'on baptise Accouche !
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Autres expressions

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