Avoir de très grosses mains, épaisses et massives, comme les pattes d'un ours. « Avoir des pattes d'ours » est une métaphore du français québécois familier : l'image de la patte de l'ours - épaisse, massive, peu délicate - s'applique aux mains d'une personne dont la taille ou la force impressionne.
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Origine
« Avoir des pattes d'ours » est une métaphore du français québécois familier : l'image de la patte de l'ours - épaisse, massive, peu délicate - s'applique aux mains d'une personne dont la taille ou la force impressionne. Elle évoque souvent une certaine maladresse : de si grandes mains paraissent mal adaptées aux tâches qui demandent de la précision.
Utilisation
Le mot « patte » désigne normalement le membre d'un animal, mais dans l'usage familier québécois - et français en général - il peut très bien qualifier les mains d'une personne, avec une nuance de lourdeur ou de grosseur (« enlève tes pattes de là »). En ajoutant « d'ours », on insiste sur la taille hors-norme et le côté pataud, l'ours étant une figure de force brute peu raffinée dans l'imaginaire québécois comme dans les autres cultures.
Nuances
À noter : les dictionnaires d'expressions québécoises de référence (Usito, OQLF) ne répertorient pas « avoir des pattes d'ours » comme un idiome figé - c'est une métaphore vivante et transparente, bien comprise à l'oral, dont le sens se lit directement dans l'image. On peut l'employer librement dans une conversation familière sans risquer d'être mal compris : la comparaison avec l'ours fait le travail toute seule.
Exemple
- Fais attention quand tu prends mon téléphone ! - Promis, mais avec mes pattes d'ours, je vais encore peser sur tous les mauvais boutons.