Un truc, un machin, un objet dont on ne connaît pas le nom ou qu'on ne veut pas nommer précisément. Peut aussi désigner une invention bricolée ou un dispositif artisanal ingénieux. Mot passe-partout incontournable du registre familier québécois. « Une patente » est le mot universel du Québécois qui ne sait pas nommer un objet ou préfère ne pas le préciser.
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« Une patente » est le mot universel du Québécois qui ne sait pas nommer un objet ou préfère ne pas le préciser. C'est l'équivalent de « truc », « machin » ou « bidule » en France. « Passe-moi la patente à côté du toaster » signifie simplement : passe-moi l'objet là-bas, peu importe ce que c'est. Par extension, « patente » peut désigner une invention artisanale ou un bricolage, ingénieux ou douteux : « Il a fabriqué une petite patente pour retenir la porte ». Le verbe dérivé « patenter » signifie bricoler ou inventer une solution avec les moyens du bord. En registre très familier, l'expression « patente à gosses » (terme vulgaire) désigne quelque chose de peu sérieux ou de bâclé. Pour les personnes en apprentissage du français québécois, « patente » est l'un des mots qui illustre le mieux l'économie de la langue parlée : un mot pour tout ce qu'on ne nomme pas.
Exemple
« C'est quoi, la patente dans le coin là ? Tu peux me passer ça ? »