Allons-y ! Partons sans tarder, mettons-nous en route. Dire « allons-y allonzo » (ou « allons-y, Alonso ») revient à lancer un « allons-y » avec une énergie en plus : l'ajout d'une syllabe chantante signale qu'il est temps de bouger, de partir, de se mettre en action.
- familier
- Tout le Québec
Origine
Dire « allons-y allonzo » (ou « allons-y, Alonso ») revient à lancer un « allons-y » avec une énergie en plus : l'ajout d'une syllabe chantante signale qu'il est temps de bouger, de partir, de se mettre en action. C'est un signal de départ collectif, parfois teinté d'impatience ou d'enthousiasme.
Utilisation
L'origine la mieux documentée remonte au film « Pierrot le Fou » de Jean-Luc Godard (1965), où un personnage lance « Allons-y, Alonso !». L'emploi du prénom Alonso - qui ne désigne personne en particulier - repose sur un jeu de sonorité : les deux premières syllabes de « Alonso » sonnent presque comme « allons », créant un effet de rime amusante. Ce procédé s'appelle une paronomase. Le Wiktionnaire atteste la forme « allons-y, Alonso » comme locution familière équivalant à « allons-y ».
Nuances
L'expression s'est répandue dans toute la francophonie, dont le Québec, sous différentes graphies : « Alonso », « allonzo » ou « alonzo ». Il ne s'agit pas à proprement parler d'un québécisme : c'est une locution familière du français général, bien vivante ici.
Le saviez-vous ?
C'est une invitation festive et dynamique à bouger : on ne l'emploie pas pour gronder, mais pour donner le signal du départ à un groupe ou pour s'encourager soi-même à commencer quelque chose. Le ton est toujours léger.
Exemple
- La garderie ferme dans vingt minutes et vous n'avez pas encore vos bottes ! - Allons-y allonzo, les enfants, dépêchez-vous !